Hokusai Ushant

Jeanine BaudeHokusai Ushant
avec les acryliques de Lydia Padellec
(mars 2015)

Extrait

Ushant
Enez Eusa
Ouessant

J’y rencontre Hokusai
dans les plis de la vague
la robe des roseaux
les stangs leur éclat
Signes se formant sur l’été
comme lames cisèlent
l’aube, son essor

Si printemps veut dire gorge
dans la plénitude du réel

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Murmure de rizières

Murmure de rizières

Claudine Bertrand
avec les peintures d’Eban
et les Tirages de Tête de Lydia Padellec
(Juin 2014)

Extrait :

A l’entrée de la pagode
le dragon à neuf têtes
perce le ciel temporel

Noix d’arec
sur éventail de feuilles
le riz sanglote

Sans insister
un mince pinceau
saisit une faible trace

Dessin de voir
l’instant fugitif
éprouver le sablier

 

 

Le temps fait corps avec la terre

Sylvestre Clancier,Le temps fait corps avec la terre

avec les acryliques de Lydia Padellec

(décembre 2013) épuisé – sauf TDT (60€)

Extrait :

Pluie qui lave les racines
pluie
si féconde
qui nettoie l’avenir
les herbes, les ravines

Je sais que dans ma bouche
tu as ce goût de ciel

Je me délecte
de ce miel
sur mes lèvres humides

Intarissable source
de mémoire vive
à l’orée de mon sang.

De seuil en seuil

De seuil en seuilColette Nys-Mazure,

avec les peintures de Jean-François Ramolino

(décembre 2013)

Extrait :

IV

Paysage à l’os
Dépouillement dénuement
Le dessin acéré des arbres
Contre le ciel terne

Le vent âpre balaie la plaine
Le froid resserre ses pinces
Dans l’interminable obscurité
On guette la neige sa fragile lumière

Table rase

Table raseGilles Cheval,
avec les peintures aluminium de FloFa
(septembre 2013)

Extrait :

toujours ce point de non-retour qui se profile
à ne surtout pas franchir au risque de
ne plus revenir en arrière
d’atteindre le prochain qui ressemble

en tous points à ceux qui le précèdent
à ceux qui s’ensuivront

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Chuchotis

ChuchotisGabrielle Althen,
avec les peintures de Lydia Padellec
(décembre 2012)

Extrait :

Ciel parfait, à peine une soie de l’air, plus fine que la lumière, coupée de la matière tout près des bouches d’attentats.

Et bien que les oiseaux se taisent, une allégresse vole, non loin des chiens qui ne l’entendent pas.

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